Le Chalet norvégien
6 avenue de Montaut

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  Son premier nom était "Le Chalet Norvégien". C'est le nom donné à la construction, sans doute entre 1897 et 1900, par son propriétaire, monsieur Grimard.
Rebaptisée Sylva, inspiré du latin "silva" qui signifie forêt, cette villa est sans doute le dernier grand chalet en bois restant à Arcachon.

  Comme souvent à l'époque, le chalet a été construit sur un socle en dur, mais dans le cas de Sylva, il ne s'agit pas de pierres, mais de brique brute, un matériau dont les trous rappellent la pierre meulière utilisée dans la moitié nord de la France.
 Sylva aurait été livrée en pièces détachées et montée sur place. Cette technique était fréquente à la fin du 19ème siècle. Des maisons en bois étaient couramment expédiées avec plans et notices de montage en Afrique ou aux Antilles. On trouve ainsi de nombreux chalets balnéaires dans les anciennes colonies.


  L'ossature en "sapin rouge du Nord" (c'est en réalité un pin), bien identifiable car peinte en vert, est toujours en parfait état, de même que le parement extérieur à clins. Les menuiseries intérieures sont en pitchpin, un bois américain à la mode au 19ème siècle.
L'isolation des murs, excellente pour l'époque, était constituée de copeaux de liège situés entre les clins et un doublage de brique pleine qui n'a pas de rôle porteur.
Les ardoises épaisses, et donc très lourdes, qui recouvrent le toit, montrent bien la solidité et la qualité de l'édifice.

  Les logements des domestiques et la cuisine étaient dans le rez de chaussée en dur dont la fraicheur favorisait la conservation des aliments.
Cette disposition était fréquente à l'époque. La cuisine était reliée à la salle à manger par un monte-plats.
Les deux niveaux en bois étaient occupés par les propriétaires. Le chauffage y était assuré par les cheminées.

  Allez admirer la composition des volumes , les bois découpés - fréquents dans les pays nordiques - et le décrochement des toits de Sylva qui est bien cachée dans la végétation de cette partie du Moulleau.
Francis Hannoyer-octobre 2006

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