Chronique du patrimoine

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Pourquoi cette chronique ?


 Le patrimoine architectural du 19ème siècle a été méprisé, incompris.

 Beaucoup considéraient  que ce siècle n'avait rien créé en architecture, mais seulement copié les réalisations des périodes précédentes.
 Certaines périodes avaient déjà subi le même sort. N'oublions pas qu'il y a cent ans, le mot "gothique" était synonyme de barbare ou étrange.
 De nombreux architectes du 19ème siècle disaient d'ailleurs la même chose de l'architecture de la Renaissance, accusée d'avoir seulement copié l'Antiquité. Les historiens de l'art ont heureusement  réhabilité ces deux périodes.

 Un siècle d'une grande fécondité qui avait produit, entre autres, en  France :
- Ingres, Delacroix et Manet en peinture,
- Carpeaux et Rodin en sculpture,
- Musset, Hugo, Balzac et Verlaine en littérature,
- Berlioz, Saint Saens et Debussy en musique,
pouvait-il être stérile en architecture ?  Cette idée n'était pas crédible.

 En fait, le 19ème siècle hérite de la curiosité intellectuelle du "siècle des Lumières" : exploration du monde et de sa diversité, retour vers le passé, intérêt pour le progrès technique.
Le Pouvoir n'impose plus de style, les architectes découvrent la liberté artistique. Le développement de l'éclectisme, qui reconnaît à chacun le droit de choisir ce qui est bien pour lui, permet un essor prodigieux de la recherche architecturale.

 Les progrès de l'histoire de l'art, la redécouverte du Moyen Age, le développement des voyages vers les colonies d'Asie ou d'Afrique du Nord et la multiplication des fouilles archéologiques vont élargir les sources d'inspiration.
 L'apparition de nouveaux matériaux , le développement de l'industrie vont donner des possibilités techniques nouvelles, mais aussi des moyens financiers à une bourgeoisie qui va exprimer sa culture à travers sa demeure et qui demande aux architectes une architecture plus fonctionnelle.
Jamais auparavant il n'y avait eu autant de variété, de création.

 Pour aimer le patrimoine du 19ème siècle, mais également celui du 20ème, mieux vaut en posséder les clés.
Notre but est de vous transmettre progressivement celles des trois principaux mouvements présents à Arcachon :
- "Pittoresque" : le plus représenté à Arcachon et d'une grande diversité. La Ville d'Hiver en est l'ensemble le plus connu mais ce mouvement est présent dans tous les quartiers.
- "Régionaliste" : néo-basque ou néo-landais, réunis sous le terme de basco-landais, dont la Dune et Beauséjour sont typiques avec leurs pans colorés
- "Art Déco" dont le principal chef d'œuvre
est Kypris, bien représenté dans les quartiers de l'Aiguillon, des Abatilles et du Moulleau.
et de vous montrer leur caractère novateur et les éléments de paysage qui sont complémentaires.

 Nous espérons vous donner envie de voir Arcachon avec un autre regard.
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Paysage

- La promenade Robert Fleury
- Face au phare
A travers les arbres
L'Arbousier  
- L'arbre
- Le jardin anglais

Architecture
Beauté et architecture
-  L'Art Déco 
-  Rikitea
Hamlet
-  
Le style basco-landais
-  L'architecture métallique
-  Le ciment armé
-  La véranda
-  
Le pavillon noble
-  La balustrade classique
-  La brique de Biganos
-  
Le pilastre

Les contrevents
La fenêtre
-  L'historique
-  Les pans
-  Les Ruines
-  L'architecture pittoresque
-  Décor de pierre
La pierre de taille

La céramique
Expert
La Marquise
Kypris
Sirius
Le Chalet Norvégien
La cabine de bains
-  Le belvédère
-  Constantine
Le porche
-  La souche de cheminée
-  La tourelle
-  Le nom des villas
Le balcon
La crête de toit
La clôture
-  La gloriette
-  La galerie
Les dentelures
Le lambrequin
Le bow window
-  L'épi de faîtage en bois
Brique et pierre
L'épi en terre cuite
-  La construction à clin 
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