Décor de pierre

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 Dans l’antiquité, les décors sculptés étaient fréquents en architecture. Les chapiteaux, frises et corniches des temples grecs en sont un bon exemple.
Au Moyen Age, les portails et les chapiteaux des églises comportaient également de nombreuses sculptures.

 C’est la Renaissance, apportée en France par les guerres d’Italie, qui va introduire chez nous le goût de l’art sur les bâtiments civils et nous a laissé quelques merveilles dans les châteaux de la Loire.

 Ces
sculptures étaient très coûteuses et donc limitées aux monuments religieux, aux châteaux du roi et de quelques grands seigneurs.
L’apparition de la machine au 19ème siècle va baisser le coût du sciage, permettre le développement de formes géométriques : corniches, moulures, ... mais se prêtait mal à des formes moins régulières.

 C’est surtout l’invention de la pierre artificielle moulée et sa diffusion à l'exposition universelle de 1867 qui permettent l’apparition d’une décoration abondante à un prix abordable sur les constructions néo-classiques et les immeubles « haussmanniens ».
Cette pierre reconstituée, souvent à base de sable de rivière, avait un aspect très proche de la pierre naturelle.
Elle possédait de nombreux avantages :
   -  évidée, elle était plus légère,
 - comportant des canaux d'aération aux orifices bien dissimulés, elle résistait bien à l’humidité.



Décoration de porte , 1 avenue Lamartine

Consoles de balcon au 215 bd de la Plage
 Ces éléments, souvent d’excellente qualité, ont bien résisté au temps, mais beaucoup moins à des ravalements abrasifs inappropriés. Comme pour les façades de pierre, un léger badigeon de chaux teintée couleur pierre leur sera préférable.

 Les frises, les consoles soutenant les balcons, les balustres et autres éléments décoratifs étaient fabriqués industriellement et vendus sur catalogue à la fin du 19ème siècle.

 L'usage immodéré de ces sculptures, ajouté à la décoration abondante de l'architecture "pittoresque",  finira, entre autres, par provoquer un rejet et l’apparition de styles plus sobres au 20ème siècle.
A suivre donc, dans d'autres chroniques.

Francis Hannoyer - décembre 2007
             
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