La cabine de bains             

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Les Lotus, avenue Sainte Marie


En péril
 entre 33 et 35 av. Sainte Marie
 C'est à un médecin anglais du 18ème siècle, Richard RUSSEL, que nous devons leur existence. S'inspirant des cures thermales, il prône les vertus des bains de mer. Cette thérapie traverse la Manche, les premières cabines sont sur roues et permettent de se baigner sans s'exhiber en maillot de bain sur la plage.

 Dès la création de la commune d'Arcachon, la Municipalité est soucieuse du standing de la station, une de ses premières décisions réglemente les bains de mer : défense est faite de s'habiller et de se déshabiller en dehors des cabines.
 L'aspect ludique et sportif de la plage se développe à la fin du 19ème siècle, il entraine le développement des cabines.

 Les villas du bord de mer se dotent de cabines variées, imitant parfois les grottes à la mode dans les jardins. Les autres propriétaires ont des cabines en bois dans les multiples et étroits passages qui mènent du boulevard à la plage.
Les plus belles reprennent en réduction les éléments qui caractérisent l'architecture "pittoresque" : pignons, épis de faîtage ou bois découpés.
La multiplication des vacanciers rendra leur nombre insuffisant et les complètera par les tentes dont beaucoup se souviennent encore.

 De nos jours, à Arcachon, les cabines sont utilisées surtout pour ranger le matériel de pêche ou celui du bateau. Les tempêtes ont fait disparaitre la plupart des cabines en bois.
Si vous en possédez une, fixez la bien et entretenez la, c'est une des dernières de ce patrimoine plein de charme.
Francis Hannoyer-septembre 2006

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